jeudi 23 août 2007

Parce que toute bonne chose a une fin...

Je serais surprise d'apprendre que bien des gens ont lu ce dernier message puisqu'à ce jour, tout le monde est revenu à bon port, tout le monde s'est remis du décalage horaire et bon nombre d'entre nous ont retrouvé leur train-train quotidien. Ce blog n'a donc plus grand intérêt pour nos habituels visiteurs. Pourtant, un voyage ne se termine pas au moment où l'avion touche terre. Il y a tant à dire, à faire, à se remémorer. L'énergie et l'ambiance qui se crée dans un périple comme celui-ci est inexpliquable. On ne peut pas comprendre ce sentiment tant et aussi longtemps qu'on ne le vit pas personnellement. Pourtant il fait bon en parler et c'est un peu le but de cet article qui clôturera peut-être le convoité blog de ce voyage tant attendu.

Vivre 24h/24h avec 13 compagnons pendant 15 jours, on ne peut pas se l'cacher, c'est essouflant! On s'aime, on se déteste, on s'admire, on se tappe sur les nerfs, on rit, on pleure. En 2 semaines, on passe par tous les états d'esprit possible et inimaginable. Cette intensité, quelle soit psychologique ou physique, elle nous épuise! Je peux vous dire que les derniers jours n'ont pas été faciles. Chacun avait hâte de retourner à la maison, de revoir sa famille, sa blonde, ses amis. Pourtant, en ce qui me concerne, lorsque je suis retourné chez moi, que j'ai salué un peu mes amis et ma famille, je n'avais qu'une seule envie: revoir ton le groupe et passer encore un peu de temps avec eux. Nous avons partagé des moments mémorables que nous ne voulons pas oublier et c'est la présence du groupe qui me donne l'impression que rien ne s'effacera.Bref, ce sentiment d'amitié qui s'est créé, autant entre les jeunes qu'avec les animateurs, est la preuve que nous formons un groupe solidaire, uni et ouvert d'esprit.

Il va sans dire que cette expériance n'aurait pu être possible sans le temps et l'engagement de nos animateurs dévoués. Aucun mot n'est assez fort pour exprimer la reconnaissance que nous avons envers eux. Eux qui ont cru en nous, eux qui nous ont poussés à persévérer, eux qui jusqu'au dernier moment nous ont supportés avec nos idées folles de périple africain, eux qui sans compter nous ont tant donné. MERCI! Ce petit mot qui parait tellement simple, mais pourtant tellement sincère nous vous l'offrons mille fois encore.

C'est donc la tête pleine de souvenirs, le coeur rempli d'amitiés et un goût de l'aventure dans l'âme que nous revenons à la maison. Et n'oubliez jamais que même si toute bonne chose a une fin, il n'est jamais trop tard pour recommencer encore et encore...
Je vous dit donc...à tout de suite!

Gabrielle (Une pionnière épanouïe)

samedi 18 août 2007

Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi *


Hier c’était la course dans le métro. Pas le temps ou presque pour marcher, notre itinéraire est chargé comme celui d’un ministre. Debout au chant du coq, en fait au son du camion de vidange, du livreur de légumes et de bouteilles, Gérald et Pierre se lamentent du boucan nocturne incessant. La chambre des jeunes se situent à l’arrière de l’édifice et la nôtre, devant l’aire de livraison…

Partis pour la tour Eiffel, nous amerrissons dans une fourmilière grouillante de touristes. Nous nous repérons facilement grâce à nos chandails rouges mais nous serrons quand même les rangs. Une faune bigarrée de vendeurs du temple tente d’attirer notre attention avec des breloques aux couleurs de la tour. Nous enjoignons les jeunes de ne pas leur répondre, ni même de les regarder. Pendant que Gérald négocie au comptoir des groupes, nous sommes assaillies par un escadron de gitanes qui demandent l’aumône. Les jeunes sont fascinés par ces femmes mystérieuses, vêtues à l’orientale, organisées en bande qui sollicitent systématiquement tous les badauds.

Gérald de retour nous annonce penaud, qu’ici nous ne sommes pas un groupe, que celui-ci doit obligatoirement compter au minimum 20 membres. Alors pour la première fois en 2 semaines nous devons nous abaisser à faire la file avec le peuple. Plus de passe-droits comme au Louvres, à Versailles ou au Mont St-Michel. Au moins une heure et demie d’attente. Je me rends à mon tour au comptoir pour essayer de séduire la préposé Mon charme n’opère pas plus que celui de Gérald. J’essaie de la soudoyer en lui offrant de payer pour 20 personnes au lieu de 14. Rien à faire, elle est incorruptible. Elle me trompète que l’administration de la tour est privée et que la réglementation est ferme. Pas de faveur pour les petits cousins scouts…

Aussitôt les attentes, ascenseurs et photos d’usage terminés, nous nous dirigeons en métro vers le non moins célèbre cimetière du Père Lachaise. Une ville des morts au milieu de celle des vivants. Je suis allé à Paris plusieurs fois toujours en me promettant d’y passer un moment. Depuis que je suis enfant je suis fasciné par les cimetières. Probablement parce que j’ai perdu une de mes sœurs alors âgée de 7 ans, de 2 ans mon ainée.

Les jeunes ont trouvé ma proposition bizarre mais ont accepté volontiers de se plier à ma lugubre requête. Et ils n’ont pas été déçus. Arpentant ce magnifique lieu de monuments démesurés, de tombes sinistres et de mausolées excentriques, ils ont pu admirer le lieu de repos de Chopin, Molière, Lafontaine, Alphonse Daudet, Lamartine, De Musset en passant par les incontournables Jim Morrisson, Yves Montand/Simon Signoret, Gilbert Bécaud, Marcel Camus ou Maria Callas. On a pris le temps de s’arrêter devant le bronze intégral de Victor Noir, réputé pour rendre fertile ou favoriser les amours désirés, si vous caressez le bronze à certains endroits stratégiques. Pas assez de 90 minutes pour tous voir. Faute de temps, on a même dû laisser tomber Piaf, Bizet et Balzac.

Évincés du cimetière par les crocs-morts à 18h00 pile nous marchons de pieds fermes vers l’auberge afin de repiquer une tite sieste avant de se remplir la bedaine chez notre arabe préféré. Heureux de nous revoir, il était déçu que nous ne mangions pas de son couscous mais plutôt de la pizza, du poulet ou des viandes rouges. Je lui ai expliqué que tous nous combattions une intoxication sévère à la baguette, au brie et au pâté.

Paris, la méconnaissable


Je suis allé pour la première fois à Paris au même âge que nos jeunes, soit à 17 ans, rejoindre un de mes frères qui y étudiait. Je suis retourné à quelques reprises avec mes parents et plus tard avec Anne, mes enfants et un autre groupe scouts en 2003. Paris était alors sale, les trottoirs couverts de crottes de chien. Les moindres recoins de la capitale sentaient l’urine et partout on rencontrait des mendiants ou des rassemblements inquiétants de jeunes immigrants ou de gentes dames offrant leurs charmes aux touristes.

Tout ça c’est de l’histoire ancienne. Paris est métamorphosée. Les quais de la Seine qui jadis grouillaient de tristes sires, sont aujourd’hui couverts de sable, de filles en bikinis, d’enfants qui sautent sur des trampolines, de joueurs de pétanque et de bistros improvisés. Et il y a des toilettes PARTOUT à Paris. Et gratuites. Et de la police, s’en est épeurant. Armée jusqu’aux dents avec leurs mitraillettes et uniformes de camouflage. Fini le risible gendarme de St-Tropez. Aujourd’hui Paris est exagérément défendue pour ne pas que se répètent les actes de terrorismes d’il y a quelques années.

Les grand prix du camp

Suite à un vote secret de l’animation, voici la liste des gagnants des grands prix du Pionniers en France 2007 :

Les garçons :

L’écuyer toujours disponible et aimant magasiner : Simon B
Le chevalier persévérant et attentionné : Alexandre
Le galant serviable : Simon C.
Le protecteur de ces dames : William
Le clown en liberté : Gilbert


Chez nos filles :

La travailleuse discrète : Cynthia
La fonceuse pleine d’initiative : Chloé
La Jeanne d’Arc négociatrice : Gabrielle
La Cœur vaillante généreuse : Amélie
La diplomate qui donne sans compter : Maryse


Une plaque commémoratrice sera gravée sur la tombe du Pion. inconnu pour souligner ces récompenses.

Nous vous remercions d’avoir eu la patience de lire ces textes quotidiens qui nous ont permis de rester en contact avec vous, malgré la distance. Pardonnez nos fautes et les propos qui vous ont peut-être froissés (ça ressemble à une prière que je connais). C’est une chronique écrite sur l’inspiration du moment, sur un banc de parc, dans un lit, ou un coin de table de piquenique. Alors à bientôt, devant un verre de rouge, une baguette et un morceau de brie, peuchère…

Benoit et les preux Pionniers de la 148e

* Inscription prise sur la tombe d’Allan Kardec, un grand spiritiste au cimetière du père Lachaise.

vendredi 17 août 2007

J’ai deux amours, Repentigny et Paris


C’est après la meilleure nuit de notre séjour que je me lève pour prendre un petit déjeuner fastueux composé d’un choix de liquides chauds foncés assortis d’une chocolatine ou d’un croissant frais d’il y a quelques temps, offert par les distributrices de l’auberge. Ce déjeuner est offert gratuitement par la maison pour s’assurer que tout le monde soit debout et dehors avant 9 heures, moment où se termine l’offre de déjeuner gratuit. Après ce consistant repas, nous nous retrouvons une fois de plus à l’aventure dans la jungle parisienne devenue depuis peu notre terrain de jeu.

À peine arrivé au coin de la rue, que nous rencontrons un homme à l’allure étrange et dont la cohérence est douteuse. Les jeunes ne sont pas habitués à ce type de comportement. Nous reprenons le chemin de la cathédrale Notre-Dame de Paris en logeant la rive nord de la Seine. C’est après une longue marche dans les rues inégalement pavées que nous pouvons finalement contempler la belle et merveilleuse cathédrale abritant le bossu légendaire. Nous prenons une bonne heure pour visiter cette magnifique œuvre. L’intérieur de la cathédrale vous coupe le souffle par sa grandeur et l’éclat de ses vitraux.

Après cette visite, vite direction shopping. Gérald écume le magasin « Le vieux campeur » situé à 2 pas, tandis que les jeunes se dirigent vers les Halles, immense centre commercial sous-terrain au cœur de Paris. Pour ma part je m’assure que Gérald ne dépense pas toute sa paye à la boutique à l’affut du dernier gadget manquant à sa collection. Ensuite nous marchons plusieurs km pour se diriger aux galeries Lafayette, haut lieu de la poupounerie parisienne. J’ai ordre de taire le but de notre raid.

De retour au lieu de rendez-vous, nous comparons nos emplettes et se redirigeons vers l’auberge afin d’y effectuer une sieste réparatrice. Après s’être refait des forces pour notre escapade nocturne parisienne, nous nous mettons le cap sur l’avenue des Champs Élysées, le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, son obélisque et ses fontaines somptueuses. Plus que quelques km avant d’atteindre l’Arc de Triomphe mais avant nous devons traverser un torrent de boutiques de luxe. Le traumatisme passé nous décidons de grimper au haut de l’Arc, histoire de s’imprégner du « Paris by night ». Tout un spectacle nous attend. La Tour Eiffel brille de ses mille feux. On peut même apercevoir au loin le Sacré-Cœur sur la butte de Montmartre, visité il y a quelques nuits.

Aujourd’hui au programme, la Tour Eiffel en entrée, le cimetière du Père Lachaise comme plat de résistance et le bateau mouche, la nuit, au dessert. Ouf c’est la dernière, autant en profiter.

La promiscuité intime

Il n’est pas facile de vivre 4 animateurs (3 hommes et une femme) pendant 16 jours sans presqu'aucune intimité. J’avais souvent vécu des camps avec Patricia, Gérald ou Pierre dans le passé mais jamais je n’avais été si « près » d’eux. Dans le camper c’était un peu exigu mais ça allait assez bien du côté « du temps pour soi » puisque nous avions des salles de douche et toilettes individuelles dans tous nos campings. À l’auberge de jeunesse c’est une autre histoire. Nous avons une toilette et une douche pour nous 4. En plus nous dormons dans 2 lits superposés. Il faut être fait fort. Dans toutes les chambres des filles, des gars et des animateurs flottent une odeur rappelant vaguement le camembert. Des serviettes mal séchées, des sandales de douches humides ou simplement des souliers, chaussettes ou vêtements des jours précédents embaument nos lieux de sommeil d’un frais parfum d’égouts de Paris. Mais on s’amuse ferme en s’accusant mutuellement de générer ses subtils effluves pestilentiels. Patricia pendant ce temps rit de bon cœur.

L’entraide

Je suis à ma 9e année d’animation chez les Pionniers ayant aussi animé un groupe Éclaireurs en parallèle pendant 3 ans. J’ai vécu une bonne douzaine de camps d’été et une trentaine de camps de fins de semaine. Pendant ces années j’ai eu la chance de guider plus d’une bonne centaine de jeunes de 11 à 17 ans. En toute honnêteté j’ai rarement rencontré un groupe plus solidaire que celui-ci. Même s'il y a entre quelques individus des amitiés fortes, on retrouve toujours les jeunes ensembles, les plus habiles donnant un coup de main aux moins expérimentés. Je leur ai dit à plusieurs reprises comment j’étais fier de faire parti de leur groupe. Aucun jeune n’est laissé pour compte et si quelques choses ne va pas, aussitôt il y a un ou une amie pour lui donner un coup de main, plutôt qu’un coup de pied comme c’est trop souvent le cas. Je recommencerais ce camp demain matin avec eux sans aucune hésitation.

Demain, est-ce vraiment un autre jour ?

On en parle depuis plusieurs jours de ce départ. Les vieux rêvent de bras aimants, les jeunes cauchemardent à l’idée que les vacances sont choses du passé. Mais on aura eu un camp inoubliable. Demain une dernière chronique de l’équipe d'animation où nous remettrons les Oscars, Félix et Césars du camp. Soyez au rendez-vous pour ne rien manquer.

Benoit, appuyé par l’escouade mâles d’élite : Alexandre , William, Gilbert et les 2 Simon.

jeudi 16 août 2007

L'eau bue explose...!


Après une nuit trop vite écoulée, les pimpants pionniers que nous sommes remballaient ce matin leur gros stock pour se perdre en itinérants dans un Paris presque inconnu et ce, sans aucune idée du gîte qui nous accueillerait pour la nuit à venir… Mais (parce qu’il y a toujours un mais) le généreux et bienveillant curé qui nous mettait à la porte nous a malgré tout permis d’entreposer notre gros stock dans ses spacieux locaux… quelle grande âme! Son hospitalité d’un soir a malgré tout été bien appréciée et nous lui en sommes très reconnaissants. Ce matin donc, la température s’annonçant pluvieuse, c’est le Louvres qui nous a abrités pour la journée.

C’est pendant plus de sept heures que nous avons pu nous réfugier dans le magnifique et réputé musée de Paris. L’entrée ne nous a presque rien coûté grâce à un précieux contact reçu à Versailles le premier jour du voyage. Après avoir déposé nos sacs et trouvé notre chemin dans l’immensité du palais, nous nous sommes séparés dans l’aile Sully du musée pour aller visiter les antiquités égyptiennes et grecques. Ces brocantes nous ont vite ouvert l’appétit et nous avons chèrement cassé la croûte dans la cafétéria du musée. C’était peut-être très dispendieux, mais au moins c’était savoureux. Une fois le repas terminé, nous avions quartier libre pour explorer à notre guise les 4 étages du Louvres. Bien sûr, nous ne pouvions pas passer par là sans aller voir les classiques : la Joconde, la Vénus de Milo, la pyramide renversée ainsi que les œuvres de Michelangelo et Leonardo da Vinci.

Bien que nous ayons énormément apprécié la visite, à notre sortie, nous devions tout de même trouvé un endroit où coucher. Nous nous sommes alors rendus à l’église pour récupérer notre matériel et avons repris la route... à pied… sous la pluie… sans trop savoir où aller! Ce n’est pas qu’une petite aventure; Il faut porter notre gros bagage, notre sac de jour, les deux tentes, le ‘’barreau de chaise’’ de coffre jaune (celui-ci contient la vaisselle), le gros sac mauve de camping et la nourriture, sans oublier le trajet de métro avec tout cela sur le dos! Nous avions trouvé deux solutions pour l’hébergement de ce soir: du camping au Bois de Boulogne sous la pluie à un prix raisonnable ou l’auberge de jeunesse qui nous plongeait dans la dette… mais dans le confort! Le poste a usé de la démocratie afin de trancher et nous avons opté pour la deuxième option. Nous savions bien que le coût élevé de ce logis nous obligerait éventuellement à une géniale fin de semaine d’emballage chez Wal-Mart, mais cela ne nous importe peu… comme on dit : ‘’Souris, t’es à Paris!’’ (Proverbe de notre cru…)

C’est sans regrets que nous avons quitté l’école en rêvant à la prochaine nuit dans un lit douillet (enfin!). Même si le trajet fut des plus inconfortables, nous avons eu beaucoup de plaisir à encombrer le métro de Paris. Quelques rues plus loin, c’est l’auberge de jeunesse Blue Planet qui nous attendait. Ce fut un plaisir de découvrir qu’en plus d’avoir des lits confortables (en tout cas plus que nos matelas de sol), nous pouvions prendre une bonne douche chaude et qu’un petit déjeuner nous attendrait le lendemain matin.

C’est avec empressement que nous avons rempli l’immense trou qui encombrait notre estomac chez nos voisins. Un petit resto arabe aux coutumes bien différentes des nôtres nous attendait. Un serveur sans aide-mémoire, un autre appelé sur le pouce pour desservir cette bande d’affamés et un petit thé pour digestif, le tout dans une ambiance plus que familiale. Il va sans dire que c’est la panse bien gonflée que nous sommes sortis de là et notre enthousiasme habituel était de nouveau au rendez-vous (la fatigue aidant peut-être un peu…). Comme le veut la routine, nous avons pris notre courage à deux mains pour affronter la pluie, le temps d’une petite marche dans les rues à proximité de la gare de Lyon, notre quartier d’adoption pour les prochaines nuits. C’est donc en direct du café au décor un peu rétro de notre auberge de jeunesse que nous vous écrivons ces quelques lignes. Une à la douche, une sur internet, quelques unes qui écrivent et on alterne ainsi jusqu’à ce que tout le monde soit propre.

On peut donc dire que ce 15 août a été une journée remplie de rebondissements, d’incertitudes et d’aventures digne du poste pionnier des Conquérants des vents de la 148e! Il ne reste plus que quelques jours avant notre retour, soyez donc patients, continuez de suivre notre périple et ne cessez jamais de nous écrire. Alors ce soir, en vous couchant, pensez à nous et…dites nous bonne nuit, nous vous entendrons!

Par les filles : Gab, Amé, Chloé, Cyn et Maryse!

P.S : Sachez que… l’obus explose! (calembour nul, entendu au restaurant arabe)


Petit message à la maman qui tratait mes propos sur les femmes de 50 ans de mariodumontesque. J’aurais sans doute du utiliser le texte de Jean-Pierre Ferland : à 20 ans les femmes sont jolies, à 30 ans, elles sont belles, après ça dépend d’elle. En France en général et à Paris en particulier il est étonnant de voir toutes ces femmes élégantes, habillées comme dans des magazines de mode simplement pour faire leur épicerie ou visiter un musée. Aucune tentative de ma part de discréditer ici qui que ce soit, que des constatations de 3 hommes, loin de leurs amoureuses, depuis 2 semaines ;-)

Benoit

mercredi 15 août 2007

Si on se préoccupait de l’achèvement des choses, nous n’entreprendrions jamais rien...


Cette phrase en titre a été prononcée par le roi François 1er pour justifier la construction vers la fin du 15e siècle de ce château digne d’un mégalomane, le château de Chambord. Tout d’abord un pavillon de chasse gigantesque, il a été complété au fil des 5 siècles suivants par de nombreux rois et empereurs.

Après d’âpres discussions il a été décidé de visiter Chambord au lieu de Chenonceaux, Vaux-le-Vicomte ou d’autres châteaux renommés. Alors allons-y. L’escalier double, inspiré des dessins de Léonard de Vinci, est un chef d’œuvre d’ingéniosité. La pierre blanche, et les nombreuses sculptures aux plafonds, rendent ces lieux magiques. On ne sait plus où donner de l’œil. Nous n’avons pas le choix de prendre des centaines de photos.

Hier nous avons eu une journée forte en rebondissement. Couché à 40 km de Chartres dans un camping médiocre, le camper s’est embourbé, au petit matin, dans la glaise. Un bon samaritain, un peu lent, nous a sorti de ce pétrin mais de précieuses minutes ont été perdues pour la visite de la splendide cathédrale de Chartes. Qu’à cela ne tienne. Le temps de grimper le clocher, de visiter la nef, le chœur et de s’imprégner de ce temple grandiose, nous repartons pour laisser nos véhicules près de Versailles, pour le camper, et à l’aéroport Charles de Gaule, pour le minibus.

Les bagages transportés dans le RER (train de banlieue) et le métro pèsent sur nos fragiles dos scouts. En plus nous devons nous farcir les marches qui ne finissent plus de la plus profonde station de métro de Paris, le métro des Abesses, à Montmartre.

Bien que le voyage se soit passé sans anicroche jusqu’à date, il nous fallait un petit peu de défi afin de rendre ce camp inoubliable. Le défi : le local où nous devions demeurer pour 4 nuits est en complète rénovation et ils nous est impossible de l’habiter. Le curé de St-Jean de Montmartre nous recommande une autre paroisse à une dizaine de rue de là qui accepte de nous accueillir pour la nuit. L’école où nous avons dormi est propre et équipée de toutes les facilités (toilettes, lavabos et cuisine) mais aucune douche. Alors on sort les « wet ones » et on étend la crasse. On couvre ça de déodorant et le tour est joué. C’est la méthode scoute.

Hier soir, un peu de luxe. Nous avons mangé comme des rois dans une pizzeria. Nous avons arpenté le quartier de Montmartre avec ses cafés, ses caricaturistes et ses boutiques souvenirs. Nous nous sommes aussi recueillis au Sacré-Cœur et vus les incontournables du coin comme le Moulin Rouge, Pigalle la nuit, le café du chat noir et le Moulin Galette. Assez pour remplir la carte mémoire de son appareil photo.

En ce moment je vous écris d’un banc en face du musée du Louvres. Les jeunes s’y sont engouffrés ce matin et nous planifions y rester jusqu’à sa fermeture à 17h30. Je leur ai recommandé de se concentrer sur quelques salles qui les intéressent plutôt de perdre son temps à tout voir. Le Louvres on peut facilement y passer une semaine pour tout voir.

Alors ils s’amusent fermes et en ont plein les yeux. Le confort est sommaire et la bouffe un peu répétitive mais ils n’en mourront pas. Ça ne va que les rendre plus conscient, au retour, de la chance qu’ils ont…

Benoit

mardi 14 août 2007

Chronique de l’Hexagone (ou comment survivre à nos cousins)


Voici de façon un peu désorganisée mes réflexions à la faveur de 9 jours en sol breton et français.

Les toilettes
Les français ont beaucoup contribué à faire évoluer l’humanité au cours des derniers siècles. Nous leur devons entre autres le code civil, le système métrique, la démocratie, la déclaration des droits de l’homme et le champagne. Malheureusement dans la plupart des lieux où nous avons séjourné, cette évolution s’arrête à la toilette turque. Lorsque tu es obligé de t’y prendre comme les hommes des cavernes pour parachever tes obligations intestinales, il y a de graves lacunes sur le plan de l’évolution globale de cette société. Si jamais tu réussi à trouver un cabinet d’aisance moderne, ils ont eu la brillante idée d’ôter le couvercle pour que tu t’en serves tout de même comme les turcs. Et le papier hygiénique, le savon et le papier à main, oubliez les, ça n’a pas encore été inventé ici. Si vous voulez de bonnes toilettes, vous devez payer le gros prix. Je sais maintenant ce que veux dire VC, ça veut dire « Va c… »

La nourriture
Voici mon hit-parade sur la nourriture :

Ce que j’aime :
- la baguette de pain à 40 centimes (55 cents)
- le vin à 80 centimes ($1.10). Il goute un peu l’eau, mais quand même bon…
- tous les fruits de mer sont très abordables (moules, huitres, crevettes)
- la saucisse n’est pas chère et très goûteuse
- le Nutella 500mL est à 1 euro (1,40$)

Ce que j’aime moins :
- les viandes rouges à des prix exorbitant
- le lait est cher et le UHT imbuvable
- le pain tranché est souvent de piètre qualité
- aucun de nos produits d’origine British n’est disponible comme le bacon, la moutarde, le gruau, la crème de blé, le ketchup Heinz et le beurre de pine…

Les femmes françaises
La gente féminine française est souvent bien habillée, bien mise, mince et racée. Même les femmes de plus de cinquante ans sont attrayantes et prennent soin d’elles. On peut distinguer facilement les nord-américaines ou britanniques des françaises dans un musée ou sur la plage. Par contre, nous remarquons tout de même un certain laisser aller sur la pilosité. De plus Gilbert, à l’œil de lynx, a remarqué qu’elles ont un nez un peu trop pointu.

Le système routier
En général, malgré ce qu’on peut en dire, les français conduisent très bien sur les autoroutes. Est-ce seulement parce qu’ils sont avec leurs familles pendant les vacances qu’ils conduisent de façon civilisée ? Rarement je me suis fait coller aux fesses comme ça arrive souvent chez nous. Les français ont la mauvaise habitude de faire passer les rues secondaires de deux voies à une voie à l’aide de trottoirs plus larges, sans raison logique. Les seuls chauffards des routes de France sont les motards. Nous remarquons très peu de présence policière. Et les passages cloutés sont généralement respectés par les automobilistes et si tu t’avise de ne pas les respecter, tu a droit à des regards inquisiteurs.

Les jeunes et le sommeil
Du fait que les jeunes se couchent relativement tard, ils veulent tous dormir le jour pendant que nous roulons dans le camper et le minibus. J’ai donc de la difficulté à recruter un copilote qui pendant 4 à 5 heures par jour m’accompagnera inlassablement. Par contre, j’ai déniché une perle rare qui m’endure, et de qui je tolère les ordres, c'est-à-dire Alexandre dit Le Grand.

Le copilotage
Voici un texte écrit par mon copilote de confiance : « La vie d’un copilote est ardue et pleine de rebondissements. Le stress fait parti de notre fardeau quotidien. Il nous faut endurer les sautes d’humeur et, pire encore, les blagues de Benoit. Les villes et villages sont notre calvaire. La carte de la région n’indique pas les subtilités routières de ces infimes parties du monde. Bien qu’il y ait quelques pancartes pour indiquer la localisation des villes, l’unique façon sûre de s’orienter est l’instinct. Les autoroutes sont les seuls lieux de repos que nous pouvons espérer. Heureusement, même en cas d’erreur, il y a toujours la possibilité de se rattraper. « Tous les chemins mènent à Rome…Il y en a juste des plus long que d’autres », dit souvent Benoit. Finalement, même si une journée comme copilote n’est pas de tout repos,
Le plus beau des réconforts,
C’est d’arriver à bon port,
Avant que la nuit ne soit tombée,
Sans que Benoit ne m’ait égorgé. »

Les maisons bretonnes
Les chaumières bretonnes possèdent un style unique….Deux cheminées à chacune des extrémités, trois lucarnes au sud, aucune fenêtre au nord, toit de chaume (plus rare) ou d’ardoise tenues par d’étranges crochets de métal. Je suis toujours fasciné par ces magnifiques demeures et planifie même de refaire mon chalet avec un style breton (svp ne pas faire lire ce texte à mon épouse). Les français protègent leur patrimoine architectural afin d’éviter les gros centre commerciaux à la nord-américaine et proscrivent la construction de tours à appartements dans les stations balnéaires.

Qu’en est-il de notre itinéraire ?
Dès notre départ de Bénodet, nous apportons des modifications à l’itinéraire de départ. Nous décidons de concentrer deux journées en une seule afin de pouvoir visiter au moins un des réputés châteaux de la Loire. Voici donc notre nouvel itinéraire : Départ de Bénodet, dîner à Port-Louis, port situé au sud de Lorient, qui à l’époque de la Renaissance, servait de première défense contre leurs ennemis. Coucher à Quiberon (prononcer Quibron, sans « e »). Cette presqu’île offre le dépaysement des stations balnéaires de luxe, avec le cachet breton. Elle possède de magnifiques plages, un centre-ville animé et une vue fantastique sur la mer. Départ de Quiberon et lunch au château de Chambord. Visite du château en d’après-midi et retour vers Chartres où nous planifions visiter la cathédrale demain avant de rendre le camper en après-midi. Demain Paris, Paris ville lumière, Paris qui ne dort jamais.

Soyez aux aguets pour tout connaître de notre périple et des rebondissements de notre futur campement à Pigalle…

Benoit et la précieuse collaboration d'Alexandre, le copilote poète

lundi 13 août 2007

Magasinage, plage, dragage…


Nous voilà sur les routes en direction de Quimper. Le voyage s’annonce très long. Trouvant le paysage trop maussade, Benoit et Alex ont décidé de faire un bref détour par la côte. Après quelque temps à regarder ce panorama grandiose, la faim nous a assaillies. Nous sommes arrêbord de la plage afin d'assouvir notre appétit. Une famille bretonne nous a abordées pour nous faire la jasette. Ces nobles gens étaient fort sympathiques. Ils nous ont offert de l’eau-de-vie de bière pour nous faire goûter un brin de leur majestueuse région. Quelques temps après, nous les avons quittés pour continuer notre périple.

Nous arrivons enfin à la magnifique ville de Quimper, après de nombreuses heures de route. Cette cité nous fait revivre la Bretagne à l’époque du Moyen-Âge. Ces maisons ancestrales et ces cathédrales gothiques nous font revenir quinze mille ans en arrière. Divers petites boutiques ornaient les rues de cette ville. Plusieurs d’entre nous ont flâné dans ces multiples échoppes attirés par leurs abondantes marchandises. Vers l’heure du retour, tous les jeunes ce sont retrouvés pour essayer de revenir à notre point de départ. Après quelques minutes de recherche assidue, nous voyons Pierre et Gérald droit devant nous. Tous ensembles, nous décidons de le suivre discrètement. Disons qu’à 11 personnes, c’est raté. Ils nous ont repérés après 10 minutes. Malgré notre grande joie de visiter Quimper, nous devions chercher un endroit pour pouvoir reprendre nos forces.

Notre choix c’est arrêter sur la ville de Bénodet. Plage et camping étaient au rendez-vous. Malgré les espaces réduits pour se rendre au camping nous finissons par nous rendre à l’accueil pour discuter avec le généreux propriétaire. Nous avons hérité d’un grand et magnifique terrain isolé et cela sans compter les douches et les toilettes. Un camping près de la mer, on ne pouvait pas rêver mieux. Après le montage terminé, nous décidons d’un commun accord d’aller à la plage. Même Benoit et Pierre, nos courageux animateurs, sont venu faire un petite saucette dans l’eau glacée. Aussitôt sorti de l’eau les doigts un peu blanc, nous sommes rentrés au campement pour le souper.

Après avoir mangé, tous le groupe décidèrent d’aller visiter Bénodet de nuit et manger une crème glacé. De plus les filles avait remarqué de «beau paysage» à regarde près de la plage. Gérald, notre «Sugar Daddy» nous donnait comme couvre feu 23h00. Après multiples discussions avec notre représentante, Gabrielle, nous avons réussi à obtenir une prolongation de 1h. Nous avons enfin pu côtoyer de près les français et leur montrer qui étaient les Québécois. Nous avons marché et jasé tout le monde ensemble. Une seule condition avait été fixée, signer un feuille de présence lorsque nous revenions au campement. Les 5 filles et Gilbert sommes rentrés à 23h30. Nous avons profité de notre avance pour regarder les étoiles dans le ciel. C’était magnifique! Tout autour de nous était silencieux, on n’entendait que les sons du vent. Puis sous ce ciel étoilé nous sommes allé nous coucher à 24h00 pile, comme convenu.

Chloé

Message secret de l'administrateur du blog (Benoit): n'hésitez pas à faire part de vos commentaires en public ou en privé à nos jeunes. Chaque fois que je vais mettre à jour le blog, les jeunes sont impatients de lire vos messages. Alors, forcez-vous, bonne mère ! ;-)

dimanche 12 août 2007

Les ancres sont levées, les voiles sont gonflées et nous voilà partis vers l’île de Bréhat




Les tentes démontées, les bagages rangés et le ventre plein, nous revoilà en route vers la grande ville de Quimper! De nouvelles cathédrales ainsi que divers bâtiments d’époque nous y attendent. Par contre, avant d’y arriver, nous avons quelques heures de route à faire et voici l’occasion idéale pour moi de vous raconter notre relaxante journée d’hier.

Après avoir pris le temps de dormir un peu, nos quelques braves sportifs attachaient leurs souliers de course et partaient courir dans les tunnels créés par la splendide végétation, sur le bord de la mer. Les paysages nous époustouflaient. Nous n’aurions pas pu espérer mieux! Contrairement à ce que certains peuvent penser, nos animateurs, Benoît et Gérald, sont en pleine forme! À notre retour, la douche fut bien appréciée. Ce matin là notre brunch était un vrai délice : Gab nous a concocté une omelette au jambon digne des restos et Maryse, de succulentes crêpes aux fruits fraîchement coupés. Aujourd’hui, nous avions deux possibilités; aller visiter l’île de Bréhat ou rester au camping. La majorité du groupe a opté pour la première option…un très bon choix!

C’est à bord d’un bateau dirigé par un capitaine fort sympathique que nous avons admiré les paysages côtiers tout au tour de l’île. À l’est de celle-ci, un système de cordes et de bouées flottait sur l’eau. Nous nous demandions à quoi cela pouvait bien servir et notre capitaine nous a expliqué que les moules venaient s’y accrocher, ce qui en facilitait la cueillette. Sur le bateau, notre maman Patricia s’occupait d’une petite fille âgée de 2 ans. Elles étaient toutes deux très mignonnes lorsqu’elles jouaient au «coucou». Les 45 minutes sur l’eau furent bien appréciées de tous. Nous en avons profité pour aller marcher un peu sur l’île avant de rentrer et avons eu la chance de visiter les verreries de Bréhat. Dans les ateliers, les verriers nous expliquaient et nous montraient les techniques utilisées pour produire les œuvres. C’est impressionnant et tout est fait à la main. Malheureusement, nous n’avons pu ramener un souvenir vu les prix exorbitants des divers objets; rien en bas de 20 euros.

En revenant, nous sommes descendus à la plage se rafraichir et se faire bronzer. La vue sur les côtes et le grand nombre de bateaux sur l’eau nous offraient un paysage paradisiaque. Le soir venu, Maryse et moi avons cuisiné de délicieuses sandwichs au poulet avec tellement d’adresse qu’il y en avait partout sur le plancher du camper. Nous venions tout juste de finir de tout ramasser lorsque Pierre est entré…l’eau s’est mise à gicler un peu partout!!! Résultat de cette bagarre : Maryse était détrempée et le plancher était à recommencer. Malgré tout, nous avons eu bien du plaisir.

Le romantique coucher du soleil sur la mer nous émerveillait. Notre gang de «kid kodak» photographiait vraiment n’importe quoi, disons que la fatigue et les fous rires étaient au rendez-vous! Sur notre chemin, nous avons rencontré un mignon petit lutin; Océane qui portait des bottes de pluies roses et un bonnet de schtroumpf. La fillette était très attachante! La soirée s’est terminée en beauté avec une partie de «Jungle speed» intense, un jeu, ma fois, un peu trop compliqué pour Gérald.

Amélie

N'oubliez surtout pas d'aller voir les nouvelles photos en haute résolution que nous ajoutons chaque jour tout au bas de ce blog, juste pour vous!

samedi 11 août 2007

Débarquement sur les plages de…Bretagne


Nous sommes finalement de retour de notre périlleuse excursion vers la plage. Il faut dire que le gentil petit sentier que nous devions prendre pour se rendre à la plage était plutôt un chemin raboteux et sinueux tout le long de la côte et dans le boisé. Une fois arrivé à la plage, nous nous sommes tous installé sur la merveilleuse plage de galets qu’il y avait à proximité du camping. Bien sûr, après une journée remplie comme nous avions eu, il fallait bien que la troupe se relaxe en se baignant dans l’eau de l’océan.

Il faut savoir que Pierre et Gérald n’ont pas eu le courage de se rentrer le petit orteil dans l’eau froide de la plage. Même si les baigneurs n'ont pas eu peur de se jeter à l’eau, ils ne sont pas restés longtemps dans l’océan glacial. La troupe reprit le chemin du campement après avoir regarder la vue magnifique que nous avions du rivage. Après notre brève baignade, nous sommes tous remonté pour aller préparer le campement et le souper.

Nous avions séparé les tâches, donc une équipe faisait le souper pendant que l’autre équipe montait les tentes, sauf que monter les tentes étaient un travail plus ardu que prévue. Les terrains de camping ne sont pas comme au Québec, les Français aiment plus se coller sur leur voisin. Nous n’avions pas grand place pour pouvoir place nos deux tentes immenses, mais nous avons réussit à maximiser l’espace que nous avions. Bien sûr, ayant accès à des douches non-payantes, toute la gang est passée par la douche. Enfin un camping où il y avait des douches, mais il faut dire que c’était impossible de bien doser l’eau chaude et l’eau froide donc soit on se brûlait ou qu’on gelait.

Après les douches et le souper, les animateurs ont décidé de nous payer une petite surprise qui nous a fait bien plaisir. Un petit kiosque de crêpes ambulant était sur le camping cette soirée la et rien n’est meilleur que les fameuses crêpes bretonnes. Que ce soit au chocolat maison, au sirop d’érables, miel ou encore beurre et sucre, les crêpes étaient toutes divines. Après ce délicieux desserts, nous avons relaxé au campement : on lisait, écrivait dans notre journal ou tout simplement papotait entre nous. Nous nous amusions tellement que nous avions oublié de regarder l’heure et certains d’entre nous se sont couché très tard. On s’en balance parce que demain vendredi c’est journée de pause. Pas de route, de château, de monument ou de cathédrale. Juste la plage, la farniente et la visite à pied de l’île de Bréhat.

Tout au long de notre périple sur les routes de France, nous avons pu constater plusieurs différences majeures avec notre système routier québécois. Premièrement, la flotte de véhicule est très différente de la nôtre. On ne voit guère de gros véhicules sport-utilitaires du genre Hummer, mais plutôt de petites voitures compactes ainsi que beaucoup de mini-fourgonnettes, les français ayant compris l’importance de la préservation de l’environnement… et des places de stationnement.

Nous sommes tout aussi dépaysés si l’on cherche à voir nos bonne vieilles Chevrolet ou Honda. On retrouve surtout des marques européennes qui au Québec seraient considérées comme des voitures rares et luxueuses tel des Peugeot, des Mercedes, des Volvo ou bien des Citroën. Le système routier quant à lui est plutôt… étroit. Il n’est pas rare d’avoir l’impression de frôler les voitures qui nous croisent en sens inverse, en même temps que d’avoir le sentiment de frôler le muret de droite. Les feux de circulation sont aussi une notion quasi-inexistante en Europe, ceux-ci étant remplacés par des carrefours giratoires beaucoup plus efficaces, mais qui ont tendance à donner le mal du transport lorsque qu’on s’y perd.

Pour visiter la Bretagne il faut bien entendu se faire un itinéraire routier. En général, avec une carte, on s’y retrouve bien, mais lorsque le problème ne vient pas des cartes, mais plutôt de leur signalisation routière déficiente… du moins pour les Québécois endurcis que nous sommes, on s’y perd dans le temps de le dire. Si vous ajoutez des motos qui nous coupent et qui roulent entre les autos, vous pouvez avoir un bon aperçu du réseau routier français.

Malgré ces quelques inconvénients, les routes nous offrent souvent des paysages des plus époustouflants. Rares sont les routes qui sont ennuyantes. Partout nous avons l’impression que la nature nous laisse une petite place et non le contraire comme sur trop de routes du Québec.

Pour nous, l’heure du souper approche, nous vous laissons donc sur votre faim. On se revoit dans 8 jours alors…

Simon C. et Cynthia

vendredi 10 août 2007

Sur les précieuses Côtes d’Émeraude


Notre prochaine destination : Saint-Brieuc (prononcé Saint-Brieu, sans le « c »). Je suis le copilote de Benoit pour la journée donc la personne idéale pour vous faire part de notre itinéraire exact. Contrairement à ce que les gens pourraient croire, le voyage St-Malo vers St-Brieuc ne prend pas 2 heures, mais bien 4 heures. Il faut dire que « l’on ne reviendra peut-être jamais dans ce coin de la France », comme le dit si bien Benoit. Alors, nous avons fait un "petit" détour par les côtes d’Armor. Nous avons longé la côte et admiré de magnifiques paysages avec une vue imprenable sur la mer du Nord. Nous avons prévu deux courts arrêts, le fort La Latte et le Cap Fréhel, fortement recommandés par notre guide touristique breton, collègue de Benoit.

À mon grand désarroi, dès notre arrivée au fort La Latte, il nous faut rebrousser chemin vu le nombre impressionnant de vacanciers français. C’est quoi l’idée d’aller visiter un noble château d’époque pendant leurs vacances! Nous avons continué notre route pour aboutir deux minutes plus tard au Cap Fréhel. Quelle vue grandiose! J’ai du prendre au moins une trentaine de photos juste de la mer et je vous parle même pas de la côte et des récifs. J’y ai également rencontré un animateur scout de St-Malo en vacances. Il m’a donné quelques conseils pour prendre des photos et m’a indiqué les meilleurs "spots" pour les prendre. J’ai pris quelques risques pour réussir à les prendre, mais je crois que ça en valait la peine.

Il commence à se faire tard, alors nous prendrons la voie la plus direct pour arriver à notre destination. Dévoilement de notre emplacement de camping, le choix de l’équipe Livernoche s’est arrêté sur la petite ville de Hillion, tout près de St-Brieuc. Petit camping tranquille, le camping Bellevue eu l’honneur d’accueillir les 14 merveilleux scouts québécois que nous sommes. Bien que nous ayons un accès direct à la plage, nous sommes une fois de plus arrivés trop tard, la marée basse nous avait précédés. Alors, aucune baignade pour nous, jeunes crottés. Nous avons dû nous contenter d’une bonne douche chaude. Ne reculant devant rien, les Underdogs, Gérald et moi-même sommes partis à la découverte de la plage, nous avons ainsi découvert une cavité rocheuse et un pêcheur français fort sympathique. La soirée s’est ensuite déroulée très calmement.

Levée au petit matin comme à l’habitude, nous avons mangé un copieux petit déjeuner à la québécoise, crêpes arrosées de sirop d’érables du Québec. L’équipement bien rangé, direction St-Brieuc.

St-Brieuc, que dire de St-Brieuc. C’est une ville plutôt simple. Un peu comme à St-Malo, toute l’histoire de St-Brieuc se situe en son centre, dans la vieille ville. Nous avons donc marché le long des rues pavées de cette petite ville qui a su garder son cachet moyenâgeux, tout en y ajoutant une petite touche moderne. Nous avons également découvert la cathédrale St-Étienne. Cette église de style gothique date du XIe siècle. J’ai pu y admirer des sépultures de vieux évêques, avec leurs mémoires écrites en latin. C’est dans ces moments là que l’on s’en veut d’avoir oublier son indispensable dictionnaire Français-Latin.

Nous sommes maintenant en route vers l’Île de Bréhat. Nous camperons fort probablement après la ville de Paimpol, enfin selon les informations que j’ai eues du nouveau copilote.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture du reste de notre voyage. Moi, je vous quitte pour aller installer notre nouveau campement et plonger dans la mer, avant la marée basse!!!

Alexandre

PS: Le nom "Côtes d'Émeraude" s'inspiré de la couleur de l'eau, qui est claire et de couleur turquoise.

jeudi 9 août 2007

À Saint-Malo, beau port de mer !


À notre arrivé au camping du verger, à la pointe de Cancale, nous avons réussi à se dénicher une place, même si on affichait complet. Tout ça grâce à nos négociateurs Gérald et Benoit. Nous avons dégoté un endroit plutôt moche. Le sol était rocailleux et bossu. Nous avons eu du mal à planter les piquets lors de l’installation des tentes. Ce qui ne nous a pas empêché de nous amuser et de tous nous retrouver à la plage.

La mer ressemble à une grosse piscine à vagues avec un gout salé et amer. Mais l’eau est de glace. Nous sommes sortis de l’eau, frigorifiés, pour se mettre à table. Avant le souper un saut dans les douches nous a permis d’enlever le sel sur et une couche de crasse. Il n’y avait que 5 douches et elles étaient toutes occupées par des campeurs. Ils n’étaient pas très rapides, tellement qu’au bout de 30 minutes d’attente, nous pensions qu’ils s’étaient tous endormis dans la douche. Finalement après 45 minutes, nous étions faim prêt pour le souper.

Hier c’était le festin concocté par les animateurs. Nos cuistots d’un soir nous ont infligé des pâtes « pâteuses ». Nous avons également dégusté la spécialité élaborée de Benoit, soit la tranche de Camembert sur un bout de baguette. On nous a également servi un verre de vin rouge d’occasion (ou de la boisson gazeuse) accompagné d’une salade. Après le souper, notre équipe, les Underdogs* ont écopé de la vaisselle. Des farfadets nous ont jeté un sort pour faire durer éternellement le lavage de la vaisselle; les animateurs étaient inquiets à cause de la nuit déjà tombée depuis longtemps. Malgré tout, nous nous sommes endormis malgré les bosses et crevasses au milieu de notre dos.

Lors du p’tit dej’, nous avons mangé des céréales arrosées de lait en poudre sans saveur réelle ou artificielle. Nous avons accompagné cette entrée pas terrible avec des rôties garnies à notre gout (Nutella, confiture, marmelade). Gérald toujours aussi adroit, a trempé sa toast de Nutella dans les cheveux de Maryse, tout en niant avoir causé un dégât avec la poudre de chocolat chaud.

Ensuite nous sommes allés visiter St-Malo, d’où est parti la plupart des colons pour la Nouvelle-France. Elle est aussi le lieu de naissance de Jacques Cartier. Ville très belle, elle a servi de port allemand lors de la seconde guerre mondiale. Détruite à 80% lors des bombardements, elle a été reconstruite selon les plans originaux. Pendant que la majorité du groupe visitait le cœur de la ville, Simon B et Gilbert sont allés se tremper les pieds sur le bord de la mer. Benoit cherchait toujours un endroit pour une connexion Internet sans fil gratuite afin de télécharger le dernier texte et des photos sur le blog.
La mer était absolument magnifique même si elle était agitée. Le paysage était de toute beauté. Sur le chemin de retour Alexandre a échappé son cornet double boulle chocolat-vanille dans ses mains et a été quitte pour terminer sa collation en se léchant les mains.

Cette chronique a été écrite grâce à la collaboration de l’équipe des "Underdogs" : « William, Gilbert et Simon B ».

Les Super U vaincront !

mercredi 8 août 2007

Chronique d'un spacieux camper


Arrêtés à l’entrée d’un charmant camping sans toilettes, nous vidons présentement les peanuts des eaux grises (et brunes…) du camper! Benoît s’amuse comme un petit fou… et nous, nous manquons légèrement d’inspiration pour ce présent article. Par où commencer? Après consensus, par notre balade nocturne d’hier soir. On ne peut passer sous silence la féérie et la splendeur de l’abbaye précairement construite sur le haut du mont St-Michel. Cette forteresse, réel joyaux du Xe siècle, frôle les étoiles de son clocher doré et en impose avec ses hautes murailles. Tout ébaubis* par le spectacle qui s’étalait sous nos yeux, nous avons repris la route du camping en épuisant tout notre répertoire de cantiques scouts pour le plus grand plaisir de notre Gérald national.

Après une nuit paisible, nous avons doucement été tiré du sommeil par la voix mélodieuse de ce même Gérald pour la petite routine du matin : on s’habille, on roule les sacs de couchage qui, semble-t-il, veulent de moins en moins entrer dans leur pochette, puis on déjeune avant de partir à l’aventure. Avec dans nos sac à dos les sublimes sous-marins du tout aussi sublime Alexandre. Nous étions prêts (les scouts le sont toujours de toute façon) et la journée à explorer le mont St-Michel et son abbaye s’est magnifiquement déroulée. Alexandre a séduit les vendeurs d’armes médiévaux, on a rencontré des Montréalais et des Hollandais, écouté les chants grégoriens, retrouvé Pierre que l’on a facilement échangé contre nos otages québécois et hollandais, savouré nos lunchs faits avec amour, un peu dépensé et beaucoup photographié.

C’est la cervelle remplie de ces images à couper le souffle que nous sommes repartis sur les charmantes routes côtières de la Bretagne, sans oublier de vider les eaux usées avant de prendre la route.

La boucle est donc bouclée… nous nous baladons présentement au bord de l’océan, en admirant les plages. La marée basse a laissé les barques de pêche des villageois échouées un peu partout sur la grève derrière laquelle les maisonnettes se laissent admirer sous leurs splendides toits de chaume. Les routes étroites bordées de verdures sont peut-être un tantinet dangereuse, mais elle nous offre un décor bucolique ravissant! Nous vous laissons donc nous envier depuis le nouveau continent sans plus de détails, car les routes sont sinueuses et les bébelles électroniques de Benoît volent de tous bords dans le camper… Nous vous promettons d’autres nouvelles sous peu!

Maryse

*Juste pour Cynthia ;) , pour qui l'ignore (la majorité) ça veut dire: Épater, surpris…

N'oubliez pas d'aller voir les photos haute résolution que nous ajoutons chaque jour tout au bas de ce blog...

mardi 7 août 2007

La douleur m’a brisée, la fraternité m’a relevée, de ma blessure a jailli un fleuve de liberté


Hier soir, nous sommes revenus penauds de la plage où nous avions si hâte d’aller. C’est devant une marée basse et une plage imbaignable que nous nous sommes retrouvés après plus d’un kilomètre de marche. Nous ne pouvions tout de même pas avoir fait tout ce chemin pour rien. Prenant notre courage à deux mains, nous avons enlevé une petite couche de crasse, courageusement accumulée au cours de la journée, sous une douche froide...très froide!

Après une petite promenade nocturne dans le coquet village d’Honfleur, lieu de naissance du célèbre Samuel de Champlain, nous sommes retournés au camping du phare pour une bonne nuit de sommeil.

C’est donc en direction de Caen que nous avons pris la route. Après plus d’une heure à rouler, les cheveux dans le vent et de la musique plein les oreilles, nous avons trouvé une épicerie…enfin!!! Pas de moutarde, pas de gruau, pas de beurre de peanuts, rien, absolument rien de tout cela. Nous soupçonnons cependant que, derrière une étagère, loin des regards indiscrets, se cachait un passage direct menant au célèbre pays imaginaire de Peter Pan puisque c’est seulement 1h30 plus tard que nous avons vu revenir Patricia, notre fée clochette, ressortir de cet endroit intrigant suivi de ses 4 acolytes. Qu’a-t-elle vu? Que sait-elle?

Pour l’après-midi, le Mémorial de Caen nous attendait, avec son exposition multimédia sur ce qu’était la réalité de nos grands-parents qui, en 1944, débarquaient sur les plages normandes pour mettre fin à l’une des guerres les plus meurtrières de l’histoire. Cette exposition traite principalement de la préparation du conflit, de son déroulement et l’après-guerre. Le focus est bien sûr mis sur la bataille de la Normandie, mais on y traite aussi des autres batailles, comme celle de Grande-Bretagne, de Russie et du Pacifique. On y brosse un portrait du soldat typique, des gens qui ont vécu le conflit, des bénévoles, résistants et mêmes des ennemis.

Le clou de l’exposition est un film de 40 minutes, de grande qualité, qui nous explique en détail le débarquement et sa progression. Par des cartes multimédias en 3D on peut vivre le déplacement des divisions blindés américaines, des unités britanniques et canadiennes faces aux troupes SS et leurs Panzers. On peut y voir des films d’époque restaurés montrant une douzaine de villes normandes avant et après la guerre. Saisissant !

C’est maintenant campé à quelques pas du Mont Saint-Michel que je vous écris ces quelques mots. Nous nous préparons à s’y rendre de nuit, à pied comme des pèlerins. Une balade de 60 minutes aller-retour, empreint de spiritualité. Demain nous visiterons ce lieu de culte de fonds en comble.

Gabrielle

lundi 6 août 2007

Le trou normand


Vendredi nos amis de Transat nous on fait voyager en classe fœtus pour atterrir vers midi au terminal 3, le terminal des ploucs, à Roissy CDG. Pas moyen de fermer l’œil. Nos bagages on été livrés après une heure d’attente à regarder le carrousel sans chevaux. Vous êtes vous déjà demandé ce que font les propriétaires de ces bagages qui tournent pendant des heures sur le carrousel où vous attendez les vôtres. Ils sont morts pendant le vol ou ont-ils simplement oubliés qu’ils avaient des valises ?

On nous avait avisé que le camping-car devait être récupéré au plus tard à 16h00, et il est situé à au moins 1heure et demi de route de l’aéroport CDG. Après avoir pris livraison du minibus, une rutilante Mercedes 9 places, nous sommes finalement arrivé chez le locateur à 16h00 pour prendre notre palace roulant.

Arrivé au camping près de Versailles vers 18h00, on nous annonce que tout est complet. On bouffe en vitesse et on déniche un autre camping vers 19h00. Après une bonne nuit de sommeil, on s’attaquera aux Jardins et le château de Versailles demain matin, frais et dispos. Ce qui fut fait.

Après avoir traversé ces jardins magnifiques en partant de l’arrière, nous découvrons avec stupeur la file d’attente longue, d’au moins 500 mètres, pour acheter les billets d’entrée. Nous sommes en conciliabule avec nos chandails rouges vifs inscrit Scouts CANADA et Scouts du Québec lorsqu’une dame d’un certain âge s’approche de nous, pour nous dire qu’il y avait plus de 90 minutes d’attente. Merci du renseignement. Elle nous demande si nous sommes des professeurs avec nos étudiants. Après hésitation je lui réponds qu’effectivement j’en suis un et qu’eux, ce sont mes élèves.

Il est évident qu’elle ne me croit pas. Elle me demande mon attestation de professeur ainsi que la liste des jeunes. Je lui réponds que j’ai tout oublié dans la voiture et que nous sommes des québécois (en sous-entendu : un peu épais). D’un coup de baguette magique notre marraine nous fait passer devant les milliers de gens qui attendent, nous fait passer au détecteur de métal et nous conduit aux guichets. Wow les jeunes sont gratuits et nous payons les tarifs réduits des profs…

Manu militari nous parcourons ce château féérique en terminant par la galerie des glaces, fraichement restaurée. On prend notre temps, on savoure ce bijou lentement. On quitte par les jardins de nouveau pour rejoindre nos véhicules, direction Rouen. Il est 14h00.

Rendu à Rouen vers 16h00, on cherche une épicerie. Le dimanche, tout est fermé. Mais nous dénichons un petit étal marocain, où le marchand nous oblige à acheter une chèvre vivante, 2 cochons et un chameau. Mais Gérald négocie serré et finalement achète des pâtés et du fromage en échange de Pierre qui mariera sa fille ainée.

On lunch dans la vieille ville de Rouen, tout en admirant le marché, la cathédrale, la vielle horloge et l’endroit où Jeanne-D’Arc a fait son dernier BBQ.

On part en cavale de nouveau, direction Honfleur, Douville et les plages de la mer du Nord. C’est de là que je vous écris, les jeunes étant partis pour la plage. Non, finalement ils arrivent, ils ont un énorme trou normand dans l’estomac…

Benoit

mercredi 1 août 2007

Des pionniers aventuriers!

C'est dans quelques jours seulement que nous, les 10 pionniers et 4 animateurs de la 148e Notre-Dame-des-Champs, quitterons notre petite banlieue montréalaise pour un périple de 2 semaines en terre de France. Bien que l'Europe offre une dynamique bien différente de l'Afrique (qui, jusqu'à il y a quelques mois encore, était la destination de ce fameux camp d'été) c'est avec de l'enthousiasme et un goût de la découverte que nous entreprenons cette aventure.

Nous comptons vivre ce périple à la manière des pionniers! Nous partons, un sac sur le dos, une carte dans les mains et des idées plein la tête. Nous nous laisserons guider par le temps et l'envie, au gré des humeurs et du soleil.

Le volet historique que nous permet vivre ce voyage nous plongera au coeur du pays de nos ancêtres. Voir, apprécier et comprendre ce qui fût le berceau du peuple d'Amérique nous donnera peut-être la chance de mieux saisir l'évolution du continent et ainsi comprendre plus facilement les réalités d'aujourd'hui. Comprendre afin de mieux agir, voilà une autre de nos motivations qui nous pousse vers cette aventure.

Bref c'est tout un périple qui nous attend et nous comptons bien en profiter au maximum. Cette énergie, cet enthousiasme et cette ouverture d'esprit, nous vous les partagerons tout au long du voyage et vous pourrez ainsi, par l'intermédiaire de ce blog, suivre les aventures de 14 pions tous aussi fébriles les uns que les autres à l'idée de ce départ tant attendu!

Gabrielle :)